Date: 25/11/2013
Je me réjouis de me joindre à la Communauté internationale pour célébrer la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette journée revêt une signification particulière, dès lors qu’elle offre aux Gouvernements, aux organisations internationales et aux institutions de la société civile l’opportunité de faire le bilan des progrès accomplis dans le sens de l’élimination de la violence à l’égard des femmes et de décider des mesures à prendre en vue d’aller de l’avant sur la voie du règlement de cette question avec plus d’engagement et de détermination. Les femmes font partie intégrante de notre société et doivent bénéficier impérativement de toutes les opportunités à même de les habiliter à jouer un rôle de premier plan dans la garantie de la paix, du développement et du progrès socioéconomique, tout en jouissant de la totalité des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Il est extrêmement regrettable de constater que la grande majorité de la population féminine mondiale continue de faire face à une discrimination sociale, d’avoir un accès inégal aux opportunités et d’être victime de violence de par le monde. Dans le souci de renforcer la contribution des femmes au progrès des sociétés humaines, nous nous devons d’assurer qu’elles soient bien protégées contre toutes formes de violence. La violence contre les femmes, en tant que segment vulnérable de notre société, et la discrimination dont elles font l’objet ne sont pas seulement en contradiction avec les droits fondamentaux de la femme, mais constituent une violation flagrante des enseignements et valeurs islamiques qui appellent au plein respect des femmes et de l’ensemble de leurs droits humains. La question de la violence à l’égard des femmes représente une source de préoccupation particulière pour l’Organisation de Coopération Islamique (OCI). C’est la raison pour laquelle elle continuera à déployer tous les efforts possibles en vue de la promotion des femmes et de leur protection contre toutes formes de violence, en coordination avec les États membres et autres parties prenantes parmi la Communauté internationale. Dans ce contexte, le Plan d’Action pour la promotion de la femme (OPAAW), le Programme d’Action Décennal de l’OCI (PAD), et les résolutions pertinentes du Sommet et des conférences ministérielles de l’OCI ont fourni des lignes directrices sur les voies et moyens permettant de relever les défis auxquels les femmes se trouvent confrontés, y compris l’élimination de toutes formes de violence à leur encontre. De plus, la Commission Permanente Indépendante des Droits de l’Homme de l’OCI (CPIDH), nouvellement créée, a abordé la question de la violence à l’égard des femmes avec tout le sérieux et l’engagement nécessaires et œuvre actuellement à identifier les moyens propres à l’éradiquer dans les États membres de l’OCI. Les défis qui nous attendent sont énormes et ardus. Nous devons œuvrer de concert en vue d’éradiquer ce phénomène par tous les moyens disponibles, en approfondissant la prise de conscience mondiale quant au caractère scandaleux de tout acte de violence à l’encontre des femmes, de même que nous devons prendre un engagement renouvelé pour assurer la mise en application tant des lois et des conventions internationales pertinents, que des lois et législations nationales.