Date: 15/11/2013
Le Secrétaire général de l'Organisation de la Coopération islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu et sa délégation composée de responsables de sept Etats membres, ont rencontré le jeudi 14 novembre 2013, à Nay Pyi Daw capitale du Myanmar, le Vice-président de la République du Myanmar et Président du Comité central chargé de la mise en œuvre de la paix, de la stabilité et du développement dans l'État de Rakhine, le Dr. Sai Mauk Kham et le Vice- président du Parlement populaire, Nanda Kyawswar. Ces rencontres ont été constructives, reflétant la volonté des deux parties à coopérer mutuellement.
Au cours de ces deux rencontres, le Secrétaire général s’est dit satisfait des mesures prises récemment par le Myanmar en faveur de la démocratie, de la réconciliation intercommunautaire, de la réforme et de l’arrêt de la violence de manière à assurer le plein respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, y compris dans l'État de Rakhine. Ihsanoglu a exprimé son souhait d'ouvrir des canaux de communication et de dialogue entre le Myanmar et l'OCI qui, en tant que représentant officiel du monde musulman, est en mesure de coopérer et de contribuer aux programmes de développement socio-économiques au Myanmar.
Lors de ces rencontres auxquelles ont participé également sept députés dont deux musulmans, les membres de la délégation de l'OCI ont souligné leur disponibilité à contribuer à l'aide humanitaire et aux efforts de réhabilitation en cours au profit de l’ensemble des personnes et communautés affectées, y compris dans l'État de Rakhine, sans aucune discrimination. Ils ont également insisté sur la nécessité de clarifier les malentendus et les incompréhensions se trouvant des deux côtés et de renforcer la confiance mutuelle et l'harmonie interreligieuse au sein de la société.
La délégation de l'OCI a ensuite eu une rencontre avec le Groupe d'amitié interreligieuse, composé de deux représentants de chacun des quatre groupes religieux du Myanmar, à savoir les hindouistes, les bouddhistes, les musulmans et les chrétiens. Les deux parties ont eu un échange de vues sur les causes profondes du conflit qui prévaut dans l'État de Rakhine et sur les voies et moyens de travailler ensemble pour bâtir la confiance, l'harmonie et l'équilibre au sein de la société.