Date: 22/12/2011
Le porte parole a souligné que cette résolution de l’Assemblée générale constituait une reprise de la résolution parrainée par l’OCI au Conseil des droits de l’Homme n° 16/18 intitulée « lutte contre l’intolérance, les stéréotypes négatifs, la stigmatisation et la discrimination, l’incitation à la violence et la violence à l’égard des individus en raison de leur religion ou de leur croyance », qui a été adoptée par consensus au mois de mars 2011 à Genève. Il a ajouté que la résolution de l’assemblée générale marquait une importante avancée de la part de la communauté internationale sur la voie de la lutte contre l’intolérance et la haine basées sur la religion ou la conviction ainsi que l’ensemble des problématiques connexes. Il a rappelé que cette résolution s’inspirait des 8 points avancés par le Secrétaire général de l’OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, pour lutter contre l’intolérance, l’incitation à la haine et la violence sur la base de la religion, ou de la conviction, à la 15ème session du Conseil des droits de l’Homme à Genève. Le porte parole a ajouté que l’adoption consensuelle de la résolution 16/18 avait permis d’étayer solidement le « processus d’Istanbul » lancé par le Secrétaire général de l’OCI Ekmeleddin Ihsanoglu, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton et le chef de la politique extérieure de l’UE la Baronne Ashton lors de la réunion ministérielle historique de haut niveau de juillet 2011 à Istanbul. « Ce processus est axé essentiellement sur la volonté de garantir la mise en œuvre consensuelle de la résolution d’une manière qui réponde aux intérêts et aux préoccupations de toutes les parties », a fait remarquer le porte parole, qui a encore dit que la récente rencontrer de Washington et l’annonce par l’UE de sa volonté d’abriter la prochaine réunion constituaient une indication claire quant à la continuité de ce processus privilégiant les résultats tangibles. Le porte parole a souligné que le processus doit maintenant remédier aux zones d’ombre dans l’intérêt de l’instauration d’un consensus par le développement d’une approche normative susceptible de fournir une solution globale à l’ensemble des problématiques connexes qui forment le contexte et la substance des deux résolutions du HRC et de l’UNGA. Le porte parole de l’OCI s’est déclaré convaincu que l’adoption unanime de la résolution 66/167 de l’UNGA va imprimer un fort élan à l’approche alternative proposée par la résolution du HRC 16/18 et inspirer les Etats membres des Nations unies pour revigorer leur détermination et relancer leurs efforts collectifs en vue de mettre en œuvre cette résolution dans l’esprit et la lettre dans le cadre de la lutte contre l’intolérance et l’incitation à la haine fondées sur les convictions religieuses.