Date: 14/12/2011
Une délégation du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, conduite par le Directeur adjoint de son bureau régional à Riyad pours les pays du Golfe, le DR Hamdi Boukhari, et le chargé des affaires humanitaires en Somalie et au Kenya, Monsieur Bruno Ghidi, a visité le siège du Secrétariat Général de l'Organisation de Coopération Islamique à Jeddah où elle s’est entretenue avec les responsables du Secrétariat Général et du département des affaires humanitaires de l'Organisation sur les moyens de renforcer les liens entre les deux institutions dans le domaine humanitaire. Monsieur Bruno a informé les responsables de l'OCI sur la situation des réfugiés somaliens du camp de Dadaab, au Kenya, et les réfugiés en général, indiquant que le HCR et l'Organisation ont entrepris pour la première fois une action conjointe consistant à recenser les personnes déplacées à cause de la famine et installées dans 306 sites à Mogadiscio, permettant ainsi de leur venir en aide et de faciliter les rapports avec eux. Monsieur Bruno a rendu hommage à l'OCI pour son initiative d’ouvrir un bureau afin de coordonner l’action humanitaire en Somalie, ainsi que pour ses efforts louables en faveur des personnes déplacées et des populations éprouvées par la famine. Il lui a également rendu hommage pour l’important rôle qu’elle joue dans la coordination de l’action humanitaire avec ses partenaires parmi les organisations humanitaires en Somalie, notamment en matière de secours d’urgence, de santé et de la protection sociale, permettant d’acquérir, jusqu’à octobre 2011, plus de 50.000 tonnes de produits alimentaires au profit de 1.500.000 réfugiés qui étaient menacés de mort. Il a à cet égard souligné que la baisse des prix des produits alimentaires dans le marché locale est l’un des résultats de ces efforts positifs. Monsieur Bruno a par ailleurs exprimé son inquiétude face à la décision d’expulser de la Somalie seize organisations humanitaires internationales, au vide ainsi créé dans le domaine du secours et des autres formes d’assistance et à ses conséquences négatives pour les réfugiés, précisant qu’il est impératif d’entreprendre des consultations avec l'OCI afin de combler ce vide, parce qu’ à l’heure actuelle l'Organisation de Coopération Islamique est, avec son alliance, la seule sur le terrain pour exercer les œuvres humanitaires et qu’elle est acceptée par toutes les parties dans le pays. Monsieur Bruno a aussi exprimé ses craintes quant à l’exacerbation des effets négatifs pour la situation humanitaire résultant de l’intervention militaire du Kenya et de l’Ethiopie, faisant savoir que cette intervention, couplée avec la famine, a provoqué l’accroissement de l’exode des réfugiés vers le Kenya où ils sont passés de 300 mille à 500 mille.