Date: 13/12/2011
Lundi 12 décembre 2011, le Secrétaire général de l’Organisation de coopération islamique, Pr. Ekmeleddin Ihsanoglu a indiqué que ce samedi marquera la première année depuis l’immolation de Mohamed Bouazizi en Tunisie. Ce fut l’étincelle qui déclenchera la révolution dans le monde arabe. Dans une conférence intitulée « Positions de l’OCI au sujet des développements dans la région arabe » à la Brookings Institution de Doha, Pr. Ekmeleddin Ihsanoglu a déclaré que les révolutions sont décrites, plus ou moins justement, comme «le Printemps arabe » dans la région. Selon lui, cette description ne rend plus complément compte de la situation réelle et actuelle au Moyen Orient et en Afrique du Nord. Pour lui, la métaphore la plus juste est celle de « l’automne des tyrans ».
Le Secrétaire général de l’Organisation de coopération islamique a indiqué que les Arabes, depuis l’immolation de Bouazizi le 17 décembre 2011, ont retrouvé le chemin de l’histoire qu’ils avaient quelques temps perdu.
Dans sa conférence, Pr. Ekmeleddin Ihsanoglu a déclaré que ces révolutions étaient dues à des facteurs nombreux et en a énumérés les plus saillants tels que la dictature, la mainmise sur le pouvoir, l’exclusion du peuple de la prise de décision, avec les maux économiques et sociaux qu’ils sécrètent, chômage en tête. A cet égard, il a indiqué que le taux de chômage atteint les 10.3 % au Moyen Orient, 9.9% en Afrique du Nord.
Pr. Ekmeleddin Ihsanoglu a mis l’accent sur la position inébranlable de l’Organisation de coopération islamique vis-à-vis des événements dans la région. Cette position se fonde sur les résolutions adoptées au Sommet islamique extraordinaire de La Mecque en 2005 et qui appelaient à l’indispensable consécration de la démocratie, de la bonne gouvernance, de l’Etat de droit et du respect des droits de l’homme. En outre, il a indiqué que la nouvelle Charte de l’OCI adoptée au Sommet islamique de Dakar en 2008 réaffirme ses valeurs et que, depuis 2005, l’OCI s’est engagé sur la voie de la réforme interne pour répondre aux exigences de l’ère que nous vivons.