Dans son discours lors de la réunion de l'OCI des Ministres des Affaires étrangères, Ihsanoglu invite les États membres de prendre leurs responsabilités historiques concernant la situation en Syrie
Date: 01/12/2011

Le Secrétaire général de l'Organisation de Coopération islamique (OCI), le Professeur Ekmeleddin Ihsanoglu a souligné que l'OCI n'a pas changé de sa position ferme sur les implications et les développements en Syrie, que reflétaient clairement tous les communiqués de presse émis par l'OCI depuis le début de la crise et jusqu'à ce jour. Dans son discours lors de la séance d'ouverture du Comité exécutif de l’OCI au niveau ministériel au siège de l'OCI à Djeddah, mercredi 30 novembre 2011, il a noté que l'adoption continue d'une approche sécuritaire et militaire contre les civils qui manifestent pacifiquement exigeant plus de démocratie, de liberté politique et de développement économique et social, est une méthode qui s'est révélée incapable de contenir la crise et sera seule responsable des victimes et compliquera davantage la situation interne.
Le Secrétaire général de l'OCI s’est adressé aux participants, soulignant qu’au cours des derniers mois, le Secrétariat général de l'OCI a fait tout ce qu'elle pouvait pour contribuer à une solution à la crise, indiquant qu'il a épuisé tous les mécanismes et tentatives pour combler l'écart, prévenir les effusions de sang et établir la vérité, jusqu'à la demande de la tenue de cette réunion. Il a souligné que l'OCI prie instamment ses Etats membres d'assumer leurs responsabilités historiques, exigeant une position claire et de présenter au moyen de recommandations pratiques ce qui devrait contribuer à trouver une solution de compromis à la crise syrienne via les principes de la solidarité islamique.
Ihsanoglu a souligné qu’en sa qualité de Secrétaire général de l’OCI, il a suivi une approche diplomatique tranquille, en dehors de l'adhésion de l'OCI au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États membres, et ce depuis le déclenchement de la crise. Il a réitéré la position de l'Organisation qui refuse une intervention militaire dans la crise et l'adhésion à la nécessité de respecter la souveraineté, l'indépendance et l'unité de la Syrie, ainsi que la nécessité d'arrêter les effusions de sang et de rétablir la sécurité, la stabilité et la voie de la réforme pour atteindre les espoirs et les aspirations du peuple syrien. Il a souligné enfin son rejet de l'internationalisation de la crise syrienne.
Le Secrétaire général a précisé que, compte tenu de l'évolution dangereuse de la crise en Syrie, et avec un élan grandissant des interventions régionales et internationales et des efforts qui visent à presser le gouvernement syrien à cesser la violence et les attaques contre des civils, l'OCI salue les efforts régionaux et internationaux, y compris les efforts de la Ligue des États arabes afin de contenir la crise en Syrie.
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