Date: 19/11/2010
Le Secrétaire général de l'OCI le Professeur Ekmeleddin Ihsanoglu s'est félicité de la déclaration faite par la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Rodham Clinton, le 17 novembre 2010, concernant l'attachement des Etats Unis à la liberté de religion en tant que droit humain fondamental. Le Professeur Ihsanoglu a abondé dans le sens de la Secrétaire d'Etat qui avait souligné que la liberté religieuse était à la fois un droit humain fondamental et un élément essentiel dans toute société stable, pacifique et prospère. Le Secrétaire général de l'OCI a également partagé les préoccupations de Mme. Clinton à savoir qu'en plus des exemples d'intolérance religieuse qui se manifestent ici et là à travers le globe et qui dénotent d'un véritable retour de manivelle préjudiciable à la liberté de religion "plusieurs pays européens ont imposé de sévères restrictions sur l'expression religieuse" ciblant plus particulièrement leurs citoyens musulmans. A propos des remarques de la Secrétaire d'Etat américaine relatives aux attaques extrémistes et terroristes visant les minorités religieuses, le Professeur Ihsanoglu a réitéré sa condamnation et réaffirmé la position de principe de l'OCI contre la violence à l'égard des minorités religieuses. Il a rappelé sa déclaration antérieure condamnant l'attaque terroriste ayant pris pour cible l'église de Notre Dame de la salvation "Sayyadat Al Najat" le 31 octobre 2010 à Bagdad. Il s'est également référé à l'initiative de la déclaration de La Mecque prise par l'OCI en 2006 et qui avait permis de réunir les représentants des sectes irakiennes en vue de les convaincre de renoncer à la violence sectaire et à l'extrémisme. Citant la déclaration sur la lutte contre l'islamophobie publiée par la réunion annuelle de coordination des Ministres des Affaires étrangères de l'OCI le 24 septembre 2010 à New York, le Secrétaire général a réitéré le profond regret et la vive préoccupation des Etats membres de l'OCI devant la recrudescence des actes d'islamophobie et la montée de l'intolérance et de la haine à l'égard des musulmans ainsi que devant la multiplication des actes de violence ciblant les musulmans dans certains pays occidentaux. Il a souligné l'importance du respect et de la compréhension mutuelle entre les différentes civilisations et nations pour le renforcement de la paix et de la sécurité internationales et la promotion de la tolérance et de l'harmonie globale. Le Secrétaire général a en outre estimé que la compréhension et l'entente unanime entre les Etats membres des Nations Unies est prometteuse pour ce qui concerne l'urgente nécessité de contrecarrer la montée des appels à la haine sur la base de la religion et de la race. Pour capitaliser cette entente et engager des actions concrètes en vue de prévenir les conséquences de ce phénomène, les Etats membres de l'OCI ont toujours cherché à coopérer étroitement avec tous leurs interlocuteurs, y compris les Etats Unis et l'Union Européenne au niveau des Nations Unies à New York. C'est ainsi que le groupe de l'OCI aux Nations Unies à New York s'efforce encore de toucher tous les acteurs pour parvenir à une entente mutuelle en vue d'enrayer la montée de la haine non seulement à l'égard des musulmans mais aussi et au même titre à l'égard des fidèles de toutes les autres religions. De plus et afin de répondre aux préoccupations de l'ensemble des parties, le groupe de l'OCI a pris l'initiative d'inclure une référence dans son projet de résolution à l'article 27 du covenant international des droits civiques et politiques se rapportant aux droits des minorités religieuses et ce conformément à la recommandation des autres parties prenantes. Le Secrétaire général de l'OCI a expliqué que le projet de résolution révisé de l'OCI devant être présenté à l'Assemblée générale des Nations Unies englobe toutes les religions et n'appelle pas les Etats à adopter de quelconques mesures supplémentaires pour prohiber toute apologie de la haine raciale ou religieuse pouvant constituer une incitation à la discrimination, à l'hostilité ou à la violence, en plus de leurs obligations internationales préexistantes.