Date: 03/12/2008
Le Secrétaire Général de l'OCI appelle le gouvernement de la République des Philippines et le Front Moro islamique de libération (FMIL) à prendre les mesures nécessaires pour prolonger la mission de l'Équipe de surveillance internationale et assurer un cessez-le-feu immédiat dans le sud de Philippines Le Secrétaire général de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), le professeur Ekmeleddine Ihsanoglu, a exprimé sa vive inquiétude préoccupation à la suite du retrait des soldats de la paix malaisiens de l'Équipe de surveillance internationale (ESI) au sud Philippines. Il s'est dit préoccupé par le fait que la situation actuelle devrait s'aggraver si l'ESI est retiré, et il a appelé le gouvernement philippin et le Front Moro islamique de libération (FMIL) à déployer tous les efforts nécessaires pour maintenir l'ESI et à éviter que ce mécanisme important vienne à prendre fin, surtout que cela pourrait être interprété comme effondrement définitif du processus de paix et enverrait un mauvais et dangereux message aux ennemis de la paix. Le Secrétaire général a souligné l'importance de préserver le progrès réalisé en vue de restaurer la crédibilité du processus de paix et de créer les conditions nécessaires à la reprise des négociations. Il a lancé un appel à la fois au gouvernement philippin et au FMIL pour revenir à la table de négociation qui est la seule façon de surmonter les difficultés qui entravent l'application du Mémorandum d'accord sur le domaine ancestral moro et de trouver un moyen de rendre le Mémorandum plus compatible avec les exigences de la Cour suprême. Le Secrétaire Général s'est dit préoccupé concernant le sort des populations déplacées dont le nombre s'élève selon certains rapports à un demi-million de personnes. Les civils déplacés vivent dans des conditions dramatiques qui exigent une attention immédiate. La cessation immédiate des hostilités est d'une urgence extrême, non seulement pour relancer le processus de paix, mais aussi pour faciliter les efforts de secours et de réhabilitation visant les personnes déplacées. Le Secrétaire général a souligné que l'OCI est prête à participer aux opérations de secours et à appuyer tous les efforts susceptibles de conduire à la restauration du processus de paix.