RESOLUTION SUR LES QUESTIONS ORGANIQUES 

ADQPTEES PAR LA QUATRIEME CONFERENCE ISLAMIQUE AU SOMMET

Casablanca (Royaume du Maroc) du 13 au 16 Rabi Al-Thani 1404 H (16-19 Janvier 1984)

 


Resolution No.1/4-ORG (IS)
Resolution No.2/4-ORG (IS)
Resolution No. 3/4-ORG (IS) 

top

RESOLUTION SUR LES QUESTIONS ORGANIQUES ADQPTEES PAR LA QUATRIEME CONFERENCE ISLAMIQUE AU SOMMET.

RESOLUTION N° 1/4-ORG (IS) 

SUR LA LEVEE DE LA SUSPENSION DE LA REPUBLIQUE ARABE D’EGYPTE DE L’ORGANISATION DE LA CONFERENCE ISLAMIQUE.
La Quatrième Conférence islamique au sommet tenue à Casablanca (Royaume du Maroc) du 13 au 16 Rabi Al-Thani 1404 H (16-19 Janvier 1984).
Considérant que la proposition relative à la levée de la suspension de la République Arabe d’Egypte de son droit de Membre de l’O.C.I. et de ses organisations subsidiaires a fait l’objet d’un débat large et instructif.
Considérant que certains États membres ont exprimé de sérieuses inquiétudes quant au non respect par le Gouvernement Egyptien des décision de l’O.C.I.
Considérant la nécessité impérieuse de l’unité d’action de tous les Etats musulmans en vue de la récupération d’Al Qods et de sa Sainte Mosquée Al-Aqsa ainsi que celle de tous les territoires arabes arbitrairement occupés par Israël;
Considérant l’appui unanime de la Oummah Islamique en faveur de l’OLP le seul et légitime représentant du Peuple Palestinien;
Considérant les droits sacrés et inaliénables du Peuple Palestinien à vivre libre, indépendant et souverain, sur le sol de sa Patrie.
Considérant qu’un large consensus s’est dégagé au sein de la Conférence;

1) INVITE la République Arabe d’Egypte à réintégrer l’O.C.I.
2) DECIDE de la constitution d’un comité composé de trois membres et du Sociétaire Général aux fins de prendre contact avec le Gouvernement Egyptien, en vue d’obtenir de sa part l’engagement d’adhérer aux principes, règles et décisions de l’Organisation de la Conférence Islamique;

3) DEMANDE audit Comité de présenter un rapport sur sa mission en Egypte au Président du 4éme Sommer Islamique qui, à la lumière de résultats obtenus en informera tous les Etats membres.

top


RESOLUTION N° 2/4-ORG (IS
SUR LE COMITE MINISTERIEL DE L’ORGANISATION DE LA CONFERENCE ISLAMIQUE SUR LA COOPERATION SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE.
La Quatrième Conférence islamique au sommet tenue à Casablanca (Royaume du Maroc) du 13 au 16 Rabi Al-Thani 1404 H (16-19 Janvier 1984).
Rappelant la Résolution No. 3/3 ( IS), adoptée par le Troisième Sommet Islamique , tenu à Makka- Moukarrama/Taïf, au mois de Rabi-Awwal 1401 H (Janvier 1981) portant création d’un Comité Ministériel sur la Coopération Scientifique et Technologique;
Rappelant en outre que le Comité sur la Coopération Scientifique et Technologique a été mandaté pour assurer le suivi de l’application des résolutions de la Conférence Islamique, examiner tous les moyens susceptibles de consolider la coopération entre les Etats membres, élaborer des programmes et soumettre des propositions destinées à accroître la capacité des Etats Islamiques en matière de Sciences et de Technologie
Note avec satisfaction que le Comité sur la Coopération Scientifique et Technologique a tenu deux réunions sous la Présidence de Son Excellence le Président du Pakistan à Islamabad, en mai et décembre I983,à l’issue desquelles la Déclaration d’Islamabad sur les Sciences et la Technologie a été adoptée et sera présentée au Quatrième Sommet Islamique
a)Cadre de travail proposé dans le document sur les Politiques et les questions à étudier,
b)Les huit domaines prioritaires du Plan d’Action.
Reconnaissant la nécessité urgente d’une consolidation des programmes Islamiques conjoints et d’une coordination des efforts déployés en vue de renforcer et d’intensifier la capacité et les potentialités des Etats Islamiques dans les domaines vitaux de la Science et de la Technologie, et de réaliser l’auto-suffisance indispensable au développement Socio-Economique de l’Oummah Islamique,
Ayant étudié le rapport présenté par Son Excellence le Président du Pakistan concernant les délibérations et les recommandations adoptées par le Comité Ministériel au cours de ses deux sessions.
1-APPROUVE le cadre de travail proposé dans le document sur les politiques et les huit domaines prioritaires arrêtés pour le plan d’action, notamment:

- L'Alimentation et l’Agriculture;
- La Santé ;
- Le Développement des Ressources Humaines ;
- La Recherche et le Développement;
- L'Information et le Développement ;
- Le Développement des technologies existantes et futures;
- Le Développement des Ressources;
- L'Energie;

2-DEMANDE aux Etats membres de fournir au Comité toute l’aide gui lui est nécessaire pour la mise en oeuvre du Plan d’Action.
3-DONNE MANDAT à l’IFSTAD pour entreprendre sans délai des études de faisabilité sur les projets Entérinés par le Comité Permanent et dont l’objectif est d’accroître la capacité de la Oummah à atteindre ses objectifs eu égard aux domaines identifiés dans la résolution adoptée par le Comité Ministériel, lors de sa seconde réunion.
4-INVITE les Etats membres qui n'ont pas encore honoré leurs engagements vis-à-vis de l’IFSTAD à le faire dans les plus brefs délais afin de lui permettre de s’acquitter de ses responsabilités.
5-EXPRIME sa gratitude à Son Excellence Monsieur le Président du Pakistan, le Général Mohamed Zia-Ul-Haq, pour les efforts louables qu’il a déployés pour la promotion de la Science et la Technologie dans le Monde Islamique.

top


RÉSOLUTION No. 3/4-ORG (IS) 
LE COMITÉ PERMANENT DES AFFAIRES CULTURELLES ET DE l’INFORMATION

La Quatrième Conférence islamique au sommet tenue à Casablanca (Royaume du Maroc) du 13 au 16 Rabi Al-Thani 1404 H (16-19 Janvier 1984).
SE REFERANT à la résolution No. 13/3-P ( IS) adoptée par la Troisième Conférence Islamique au Sommet, tenue à Makka Al Moukarramah/ Taïf, du 19 au 22 Rabi Al Awal 1401 H ( 25-28 Janvier 1981, portant création de trois Comités permanents placés, chacun, sous la présidence d’un Chef d’État, dont celui sur les Affaires Culturelles et de l’Information;
RAPPELANT le rôle de ce Comité permanent des Affaires culturelles et de l’Information qui consiste, essentiellement à donner l’impulsion nécessaire à l’application des différentes résolutions relatives à la coopération culturelle et à l’Information, en élaborant des programmes ou en formulant des propositions à cet effet;
REITERANT les engagements contenus dans la Déclaration de Makka Al Moukarramah visant à contrecarrer les campagnes d’information dirigées contre les peuples islamiques et à coordonner les efforts de tous les Etats membres dans le domaine de l’Éducation et de la Culture, dans le but de mettre la Nation islamique à l’abri de toute dissolution et de toute déviation, de la purifier de toutes les tendances à la désintégration sociale;
SOULIGNANT la nécessité d’assurer une coordination des programmes culturels de l’Organisation de la Conférence islamique, en vue de rationaliser les activités culturelles et islamiques dans les Etats membres par une utilisation optimale des ressources disponibles;
RECONNAISSANT, également, la nécessité, pour la Nation islamique, de lutter contre les déséquilibres qui caractérisent les flux d’information dans le monde, par l’établissement d’un réseau de communication approprié;
PREOCCUPEE par les difficultés financières qui limitent considérablement la réalisation des objectifs de coopération au sein de l’OCI, dans les domaines de la culture et de l’Information;
1-APPRECIE les recommandations issues de la première Session du Comité permanent des Affaires culturelles et de l’Information, tenue à Dakar ( République du Sénégal), les 4 et 5 Rabi Al Thani 1403H (18-19 Janvier 1983), sous la présidence de Son Excellence Monsieur Abdou DIOUF, Président de la République du Sénégal;
2-APPROVE l’élaboration d’une stratégie culturelle telle que proposée par le Comité permanent des Affaires culturelles et de l’Information et devant aboutir à une coordination des jetions culturelles et à une consolidation des programmes dans le domaine de l’Éducation et de la culture islamiques;
3-APPROUVE, également, la création d’un système d’information, cohérent et intégré, propre à l’Organisation de la Conférence Islamique;
4-ENCOURAGE le comité des Affaires Culturelles et de l’Information à oeuvrer en vue de la réalisation de ces objectifs;
5-EXHORTE tous les Etats membres à apporter leur soutien matériel et moral au Comité des Affaires culturelles et de l’Information, pour lui faciliter sa mission;
6-LANCE UN APPEL PRESSANT à tous les Etats membres pour qu’ils paient leurs arriérés et versent, régulièrement, leurs contributions aux budgets des Institutions spécialisées et aux organes subsidiaires chargés, respectivement, des actions culturelles et de l’Information:
7-INVITE les Etats membres à faire des donations annuelle en faveur du budget du Fonds de Solidarité islamique et s effectuer des versements de contribution au capital du Waqf de ce Fonds, pour lui permettre de promouvoir davantage la solidarité islamique par le biais de ses actions culturelles, spirituelles et sociales;
8-REMERCIE vivement Son Excellence Monsieur Abdou DIOUF, Président de la République du Sénégal, pour sa sollicitude constante en faveur du rayonnement de la culture et de la pensée islamiques;
9-CHARGE le Secrétaire Général de suivre l’exécution de la présente résolution, sur la base du mandat du Comité, et de faire le point sur l’évolution de son application à l’occasion des sessions annuelles de la Conférence des Ministres des Affaires étrangères.

LES DECISIONS DE LA IV EME CONFERFNCE ISLAMIQUE AU SOMMET

La Quatrième Conférence islamique au sommet tenue à Casablanca (Royaume du Maroc) du 13 au 16 Rabi Al-Thani 1404 H (16-19 Janvier 1984).
1-ACCUEILLE FAVORABLEMENT l’adhésion du Sultanat de Brunei Darul-Salam., à l’Organisation de la Conférence islamique.
2-ADOPTE la Charte de Casablanca (Annexe 1)
3-LANCE UN APPEL aux Etats Unis d’Amérique pour reconsidérer leur décision de se retirer de l’UNESCO (Annexe 2 ).
top

ANNEXE I
4ème CONFÉRENCE ISLAMIQUE AU SOMMET CHARTE DE CASABLANCA
CASABLANCA - RABIA II 1404 - JANVIER 1984


Louanges à Dieu

Les Souverains, Chefs d’Etat et Représentants de Pays et de Gouvernements, membres de l’Organisation de la Conférence Islamique, réunis à Casablanca, Royaume du Maroc, au cours du mois de Rabia II 1404 - Janvier 1984, remercient Dieu de leur avoir inspiré la tenue de cette Conférence, au cours de laquelle ils ont examiné les diverses questions qui suscitent leur intérêt, comme celui de tous les responsables, à travers le monde, et de leur avoir fourni l’occasion de se concerter en vue de définir les orientations, d’arrêter les options et de choisir les voies à suivre, dans les circonstances actuelles, face aux problèmes qui se posent. Ils Le remercient aussi pour les avoir assistés dans leurs choix, pour avoir guidé leurs pas, et pour avoir permis que les efforts qu’ils ont fournis, tout au long de cette rencontre, dans un climat de clarté et de fraternité, aboutissent à un accord parfait et à une unanimité totale, tant sur les voies et moyens à entreprendre que sur les objectifs à atteindre.

Les Souverains, Chefs d’Etat et Représentants de Pays et de Gouvernements qui se sont réunis, tout en priant le Très-Haut d’assurer à la Nation Islamique les conditions d’un présent prospère, et d’un avenir plus prometteur, proclament avec, optimisme et confiance - Dieu le Tout-puissant privilégiant immanquablement les hommes de borne volonté - leur engagement à respecter les buts, les principes et les moyens dégagés et précisés dans la Charte suivante :

Les Souverains, Chefs d’Etat et Représentants de Pays et de Gouvernements, membres de l’Organisation de la Conférence Islamique, présents à cette Conférence,

Conscients que le Monde Islamique traverse, depuis longtemps, une période difficile, semée d’embûches et de défis, et dont nul ne peut prévoir ni les développements ni la fin,

Assurés qu’une telle situation exige une réaction immédiate, une détermination totale et une action inspirée par l’esprit de sérieux, de décision, de clairvoyance et de sagesse,

Convaincus que cette étape impitoyable nécessite une vigilance permanente et un climat politique serein qui permette de dégager, avec précision, les mobiles, les moyens et les buts.

Comprenant que le rôle que doit assumer la Nation Islamique, au service de ses peuples, comme au service de l’humanité entière, exige que soit mis un terme, au sein du Monde Islamique, à tout ce qui peut entraver ou empêcher la réalisation de ses inspirations légitimes.

Comprenant aussi que les problèmes marginaux et les préoccupations secondaires peuvent conduire la Nation islamique aux pires des situations, et qu’en se perpétuant ils risquent de produire sur elle les conséquences les plus néfastes en faisant oublier le principal et en provoquant la dilapidation des efforts et des initiatives,

Tenant le plus grand compte de cette étape pleine de risques et de tout ce qu’elle est susceptible d’exiger,

Considérant que de ce fait, l’action que le Monde Islamique est appelé à engager doit revêtir tout à la foie un caractère particulier et un caractère général, et qu’elle doit se déployer dans deux domaines particuliers et s’orienter dans deux directions, de façon à concilier les intérêts de la Nation musulmane et ceux de la communauté internationale,

Reconnaissant que les efforts à fournir, dans le contexte de la société musulmane, comme ceux à prodiguer au sein de la société internationale, ne peuvent être efficaces que s’ils sont inspirés par une conception solide et sûre, et légitime par la foi en doctrine puissante et indiscutable.

Convaincus que la meilleure des sources et le soutien le plus efficace sont constitués par le Coran, Livre Sacré de Dieu, et les paroles du Prophète, qui prodiguent commandements et avertissements, orientations et conseils, règles et principes, dans le but de préserver l’unité islamique, d’éviter la désunion et la discorde, d’affermir les pas sur la bonne voie, d’inciter à la concorde, à la fraternité, à la collaboration, à la justice, à l’ordre et la paix, de sauvegarder la dignité humaine et de défendre l’honneur des gens, leurs vies et leurs biens; c'est ainsi que Dieu, Juge Suprême, a dit : « Unissez vous autour de fa parole de Dieu et ne vous dispersez point » ; et encore : «Les Musulmans sont des frères. Procédez à la réconciliation entre vos frères, et craignez Dieu, si vous voulez mériter Sa Miséricorde » ; et encore « Soyez une Nation qui invite au bien, qui ordonne le juste et qui déconseille le mal. Ce sont ceux-là qui réussiront» : et encore : « Entraidez vous sur la voie de la justice et de la crainte de Dieu, et ne vous entraidez point à commettre des péchés et des injustices. » ; c'est ainsi aussi que le Prophète a dit : « N'est croyant que celui souhaite à son frère ce qu’il se souhaite à lui-même» ; et aussi « Le Musulman est celui dont les autres Musulmans ne souffrent pas des paroles et des actes» ; et aussi : «Il est interdit au Musulman d’attenter à la vie, aux biens et à l’honneur de tout autre Musulman ».

Convaincus que leur idéal et leurs aspirations, qui visent à réaliser la solidarité et l’unité musulmanes, à découvrir des moyens permettant un développement économique et social susceptible d’assurer la prospérité, à aplanir les difficultés sur la voie du progrès, à assurer la force matérielle et morale nécessaire et la crédibilité parmi les nations, à défendre la foi musulmane, à libérer les Lieux Saints de l’Islam et les territoires arabes de l’occupation et du colonialisme, à préserver leur patrimoine culturel et la personnalité de la civilisation arabe et musulmane, à jouer, sur le plan international, un rôle marqué par l’efficacité et le poids des initiatives ; considérant que cet idéal et ces aspirations exigent que soit mis fin, au sein du Monde Islamique, à tous les facteurs négatifs et à toutes les entraves, que soit mis un terme aux motifs de désaccord et aux mobiles de discorde, et que triomphent, parmi les Nations musulmanes, l’entente, la fraternité, la collaboration, la paix et la quiétude.

S’inspirant des principes musulmans ainsi définis, comme des nécessites et impératifs dégayés.

Décidés à assainir le climat islamique de toutes les causes de discorde et à préserver la vie des Musulmans, leurs biens et leur honneur. 

Préférant les voies pacifiques et les méthodes purement musulmanes pour le règlement de tout litige ou différend entre Musulmans.

Les Souverains, Chefs d’Etat et Représentants de Pays et de Gouvernements, membres de l’Organisation de la Conférence Islamique proclament leur accord total et unanime pour confier à des Commissions régionales de conciliation et d’arbitrage composés de représentants de pays musulmans le soin de régler les différends et de résoudre les problèmes.

Dans te but d’apaiser les inquiétudes et les craintes qui peuvent naître quant à l’objectivité et à l’indépendance de ces Commissions, ils décident que chaque commission de conciliation et d’arbitrage exercera sa compétence dans une région à laquelle n'appartient aucun de ses membres.

En application de cette décision, ils déclarent qu’ils ont procédé au partage géographique du Monde Islamique, en vue de définir les Régions, qu’ils ont désigné les membres des Commissions régionales de conciliation et d’arbitrage, ainsi que le champ de compétence de chacune d’elles, et ont arrêté la procédure qui doit être suivie, comme cela résulte du document annexé à la présente Charte.

Les Souverains, Chefs d’Etat, et Représentants de Pays et de Gouvernements, membres de l’Organisation de la Conférence Islamique, tout en affirmant la permanence de leur engagement à respecter les dispositions des résolutions adoptés lors des Conférences précédentes, et notamment lors de la 3ème Conférence au Sommet, tenue dans le Royaume d’Arabie Séoudite, proclament qu’une priorité absolue doit être dorénavant donnée aux questions suivantes :

Consolidation des liens de solidarité, d’entraide et de collaboration entre eux.

Règlement des différends par les voies pacifiques, dans l’esprit et suivant les procédures sus-indiqués. 

Défense de la foi musulmane, et réaction immédiate, et par tous les Moyens nécessaire à toute tentative visant à lui porter une atteinte quelconque.

Poursuite de la lutte en vue de libérer Al Qods.

Poursuite de combat en vue de libérer les territoires arabes et musulmans occupés.

Poursuite du soutien à la lutte palestinienne en vue de permettre au peuple de Palestine de recouvrer ses droits nationaux. et notamment son droit au retour et son droit à l’autodétermination et à la constitution d’un Etat, sous la conduite de l’Organisation de Libération de Palestine, son seul et légitime représentant.

Poursuite des efforts pour assurer le développement et le progrès, et acquérir la force matérielle et morale nécessaire.

Poursuite des efforts en vue d’élargir les limites de la connaissance et d’acquérir la technologie. 

Action permanente dans le but de faire du Monde Islamique un facteur d’équilibre mondial, grâce à ses moyens matériels, à sa force morale et à ses potentiels humaines.

Les Souverains, Chefs d’Etat, et Représentants de Pays et de Gouvernements, membres de l’Organisation de la Conférence. Islamique, renouvellent leur engagement à respecter les Conventions internationales, leur attachement à la paix et à la justice, et affirment leur ambition de voir la sécurité et la quiétude triompher partout dans le monde. 

Ils invitent tous les Musulmans, où qu`ils se trouvent, à persévérer dans l’effort constructif, guidés par les lumières de sa foi, Inspirés par le lien divin qui les unit, fidèles et dévoués au Message du Prophète, et méritant ainsi l’appréciation divine, exprimée en ces termes : « Vous êtes la meilleure parmi les Nations que Dieu a créées, ordonnant le bien, déconseillant le mal et croyant en Dieu »,.

top


ANNEXE N° 2
QUESTIONS ORGANIQUES
QUATRIEME CONFERENCE ISLAMIQUE AU SOMMET
DECLARATION

Ceux qui ont eu la géniale idée de créer l’UNESCO ont fait montre de la conscience de la nécessité d’œuvrer à la sauvegarde des valeurs de la civilisation universelle et à leur affermissement au profit de tout les Peuples.

A l’époque de la création de l’Institution, la plupart des Peuples étaient privés de leur liberté d’expression et ne pouvaient, de ce fait, contribuer à l’enrichissement de l’œuvre de l’UNESCO bien qu’ils aient fait montre de génie créateur.

Aujourd’hui, grâce au progrès général sanctionnant le combat émancipateur de toutes les sociétés, l’UNESCO compte 161 Etats membres contre 28 à sa création.

Cette augmentation de l’effectif des Etats Membres se reflète qualitativement dans la prise en charge par l’Organisation des aspirations et des préoccupations de toutes les sociétés et provoque nécessairement un élargissement considérable du programme de travail de l’UNESCO.

Cet élargissement de son programme de travail ne constitue pas pour l’UNESCO un changement d’orientation ni, encore moins, une déviation de la ligne définie au départ. Cette ligne donne la possibilité à chaque individu, à chaque société et à chaque Peuple de rechercher toutes solutions de nature à assurer le développement de chaque personnalité, dans le cadre du respect des valeurs cardinales comme la solidarité, la dignité, expression la plus achevée de la liberté et la justice. La valeur de la coopération entre les Peuples et entre les Etats réside dans le refus de l’aliénation, la nécessité de tenir compte de l’opinion d’autrui.

C’est la première fois qu’un ressortissant du Tiers-monde a bénéficier de la confiance unanime des Etats Membres pour assumer la haute direction en général de l’institution, ce qui fait honneur aux Etats du Tiers-monde et au monde développé qui l’on investi de leur confiance.

C’est également la première fois qu’un musulman accède à cette haute fonction, ce qui donne l’assurance que toutes les valeurs de civilisation, sans discrimination d’origine sociale et d’idéologie seront prises en considération dans ce qu’elle apportent d’éléments positifs pour préserver l’égalité des Peuples, la sécurité et la paix dans un cadre de coopération fraternelle et de solidarité effective.

C’est ainsi que la culture est universelle et indivisible. En effet elle se situe au delà des clivages de toute nature afin de permettre à chaque société, à chaque Peuple, à chaque personne humaine de participer activement au développement de cette culture au profit toute l’humanité.

Le IVème Sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique se réjouit de cette double appartenance du Directeur Général de l 'UNESCO, Monsieur AMADOU MAHTAR M'BOW et se félicite de ce que son comportement soit le reflet de la haute fonction qu’il assume avec efficacité et objectivité.

La IVème session de la Conférence au Sommet de l’OCI ayant pris connaissance de la décision des USA de se retirer de l’Organisation de Nations-Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), lance un appel aux Etats Unis d’Amérique pour qu’ils reconsidèrent leur décision vis-à-vis de l’UNESCO.

En raison de l’importante part prise par les Etats-Unis d’Amérique dans la constitution et le développement de l’UNESCO, et en raison au fait que le retrait de tout Etat membre compromet 


l’universalité de l’Institution et met en cause le principe même de la coopération internationale, le IVème Sommet de l’Organisation de la Conférence islamique est convaincu que le présent appel suscitera l’intérêt requis au niveau du Gouvernement américain dans le sens de préserver le principe de l’universalité sur lequel repose l’UNESCO et tout le système des Nations-Unies. 

Casablanca, les 16, 17.
18 janvier 1984.

top previous next